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3. Les traitements a) Les effets positifs du rire Pour le rire, on considérera non le traitement possible de celui-ci, mais les effets positifs qu’il peut engendrer…il peur en effet être à l’origine de différents bienfaits. La phénoménologie physiologique permet de comprendre les divers effets positifs du rire. Les possibilités d’exploitation systématique de ces effets sur l’organisme (qui opèrent aussi bien pour le rire forcé que pour le rire spontané) ont permis d’envisager le rire comme une technique thérapeutique à part entière : la gélothérapie (du grec gelos, le rire). Celle-ci fait appel à différentes techniques dérivées de la relaxation et du yoga, parmi lesquelles l’apprentissage de réflexes respiratoires, d’exercices de chatouillement et de grimaces, seul ou en petits groupes. Le rire est tout d’abord un exercice musculaire, En cela, il mobilise la plupart des muscles de l’organisme, depuis la face jusqu’aux membres, en passant par le diaphragme et l’abdomen. Ce véritable jogging stationnaire, doux et modéré convient à tous et surtout ceux qui n’ont que peu de goût pour les gymnases traditionnels. Le rire est ensuite une technique respiratoire, un moyen agréable de réaliser naturellement des exercices utiles. En associant une inspiration ample et brève, une pause respiratoire et une expiration longue et saccadée, il rejoint les techniques de contrôle du souffle chères au yoga. La gymnastique respiratoire a une influence favorable sur nombre des paramètres de la santé. Grâce au brassage des viscères par les muscles abdominaux et thoraciques, à la dépuration de l’organisme par l’oxygène, les fonctions intestinales et hépatiques sont améliorées, l’appareil cardio-vasculaire se régularise, le rendement intellectuel augmente, la nervosité et les insomnies diminuent. Le rire libère, les catécholamines, des neurotransmetteurs qui mettent l’organisme en état d’alerte et lui permettent de répondre aux agressions. Ces catécholamines combattent notamment les phénomènes inflammatoires et augmentent la production des endorphines qui agissent contre la douleur, diminuent l’anxiété et régularise l’humeur. L’état d’alerte, lié à la production accrue de catécholamines, renforce l’attention, les possibilités intellectuelles et la vitesse d’exécution des tâches. Le rire est donc un stimulant psychique : il développe la faculté de réagir. Véritable désintoxication morale aussi bien que physique, le rire combat les petites dépressions, les inquiétudes et les angoisses de la vie quotidienne. De plus, le rire active durablement le système végétatif parasympathique : lorsque nous rions, après une phase d’alerte brève, se déroule une phase au cours de laquelle s’effectue de façon évidente la réduction des effets nocifs du stress. Mais outre la relaxation musculaire, le ralentissement du rythme cardiaque ou l’abaissement de la pression artérielle , il a des effets sur la sexualité : l’actualité a mis en lumière le mécanisme d’action de la pilule Viagra, un nouveau traitement de l’impuissance masculine qui consiste à faciliter, par voie chimique l’ouverture des vaisseaux qui amènent le sang à la verge, or il se trouve que cette action, contrôlée par le système parasympathique, est exactement la même que celle du rire, qui n’agit pas comme un aphrodisiaque (c'est-à-dire sur l’humeur au sens large) mais favorise mécaniquement la dilatation des artères génitales. Enfin, le rire réduit ou supprime l’insomnie, car il purge le système adrénergique d’éveil, laissant place à l’action de la sérotonine qui contrôle en partie le système du sommeil, (les dépressions nerveuses des manifestent par des troubles du sommeil, et ce n’est pas un hasard si les antidépresseurs récent favorisent la production de sérotonine). *Au niveau de la dépression on peut étudier tous les traitements possibles à l’heure actuelle ou en cours de développement.
Antidépresseurs et psychothérapie : telles sont les deux grandes voies qui, aujourd’hui, permettent de sortir d’une dépression. A tout le moins de l’espérer. Car si les deux méthodes ont fait leurs preuves, le risque de rechute demeure dans la moitié des cas. Antidépresseurs d’un côté, psychothérapies de l’autre, les traitements contre la dépression s’organisent depuis un demi-siècle autour de ces deux logiques différentes. Côté antidépresseurs, ils reposent sur le principe que la dépression résulte de troubles chimiques à l’intérieur du cerveau. De nouvelles techniques modernes soigneraient quant à elle le patient grâce à l’esprit, ainsi, c’est ce le cas de la musicothérapie, qui permettrait d’exprimer ses sentiments. En effet, la musique agirait sur l’ensemble de la personne, elle parle aussi bien au corps qu’à l’esprit. Les plaintes liées à la dépression peuvent également être soulagées par l’action thérapeutique de la musique. On sait que la musique peut influencer les mécanismes végétatifs à l’intérieur de notre organisme. Ainsi, elle agit sur le système cardio-vasculaire et également sur la fréquence respiratoire, notamment sur la vitesse des cycles respiratoires. c) Les différents effets secondaires
Tous
visent ainsi le même effet : stimuler dans le cerveau, l’activité
d’une famille de messagers chimiques, les monoamines, parmi lesquelles
on trouve la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine.
Historiquement les premiers produits sont apparus à la fin
des années 50 avec les molécules dites ‘‘tricycliques’’,
dont la plus connue et la plus ancienne est l’imipramine (ou Tofranil).
Depuis, ces antidépresseurs sont toujours considérés
comme les plus puissants pour atténuer les symptômes
dépressifs. Mais ils entraînent de sérieux effets
indésirables : anxiété ou délire, baisse
de tension, troubles cardiaques, sécheresse de la bouche… Et
le surdosage étant particulièrement dangereux, il est
délicat d’en prescrire aux personnes suicidaires. Toutefois,
en 1962 sont arrivés les inhibiteurs de la monoamine oxydase
(ou IMAO) définis non par leur formule chimique mais par leur
action dans le cerveau : en inhibant l’activité d’une protéine
(la monoamine oxydase), ils empêchent les monoamines d’être
détruites. Certains IMAO sont tricycliques, mais pas tous.
Aussi efficaces que l’imipramine, ils ont également un inconvénient
majeur : ils interagissent non seulement avec de nombreux médicaments,
mai aussi avec la tyramine contenue dans des aliments comme le fromage
ou le chocolat, provoquant de graves intoxications. Ce défaut
a été corrigé en 1985 avec les IMAO-A, plus sélectifs,
qui n’agissent sur la noradrénaline et la sérotonine.
Pour éviter cet effet de sevrage, l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) recommande de diminuer progressivement la dose sur une période qui peut aller jusqu’à de deux à trois mois. Et ce, après un traitement de six mois au minimum, pour les rechutes. d) L’ultime recours : les electrochocs Toujours très impressionnants, les électrochocs, utilisés depuis 1938, font figure de psychiatrie barbare et dépassée. Pourtant, depuis quinze ans, ils suscitent un regard d’intérêt. Car même si on ne connaît pas toujours leur mode d’action, ils resteraient le mode le plus efficace et le plus rapide pour faire disparaître (du moins temporairement) des symptômes dépressifs aigus. Concrètement, il s’agit d’envoyer une brève impulsion électrique (de 30 à 100 V) au niveau de la boîte crânienne (en général sur le côté droit) pour provoquer une crise d’épilepsie générale. Le plus souvent sous anesthésie générale (mais pas toujours), et après avoir administré au patient du curare pour que les muscles restent détendus. A raison de plusieurs séances par semaine, les électrochocs sont utilisés en cas de risque suicidaire très important ou lorsque le patient a montré par le passé qu’ils les supportait bien. Selon l’Agence d’évaluation des techniques et des modes d’intervention en santé au Québec, les effets secondaires sont réels (complications vasculaires, troubles de la mémoire et confusion) mais disparaissent rapidement après le traitement. e) Vers d’autres remèdes Après bien des piétinements, la recherche avance enfin. Sur le front chimique, des molécules antistress font leur apparition. Et une autre voie se révèle prometteuse : les champs magnétiques, aux effets secondaires plus limités. Prozac, Deroxat, Zoloft…, la liste des antidépresseurs disponibles sur le marché est impressionnante. Et pourtant, en matière de dépression, la recherche médicale a peu progressé depuis des décennies. Car tous ces traitements s’appuient peu ou prou sur la même idée : augmenter les quantités disponibles de sérotonine (ou de noradrénaline, un neurotransmetteur de la même famille) dans le cerveau dépressif. Etant donné les résultats mitigés de cette stratégie, la pharmacologie tente d’explorer d’autres voies, notamment celle du stress. On sait qu’il conduit le cerveau à libérer différentes molécules (des glucocorticoïdes) qui, à la longue, empêchent les neurones de se régénérer dans certaines régions liées aux émotions. L’objectif est donc de bloquer l’action de ces molécules ‘‘toxiques’’. Parmi ces substances à neutraliser, le cortisol est la cible d’un médicament en cours d’études : la mifépristone. Plus commue sous le nom de ‘‘pilule abortive’’ (ou RU-486), elle bloque les récepteurs de cette molécule nocive pour nos neurones. L’institut national américain de la santé mentale (NIMH) finance actuellement un essai clinique pour tester son efficacité dans le cas des dépressions bipolaires. Mais les chercheurs lorgnent aussi plus en amont. En agissant, par exemple, sur la corticolibérine, ou CRF. Produite par l’hypothalamus, cette hormone stimule, par une cascade de réactions impliquant l’hypophyse et l’ACTH, les glandes surrénales pour qu’elles sécrètent ce cortisol. Mais là, les travaux semblent moins avancés. Une autre l’est d’avantage : celle de la substance P (comme pain, douleur, en anglais), un peptide libéré dans le cerveau lors d’un stress, et que l’on retrouve en quantité élevée chez les dépressifs. Le laboratoire Merck avait proposé en 1998 le MK-869 pour le neutraliser. Il n’a finalement pas donné les résultats escomptés, mais d’autres produits sont actuellement à l’essai. f) Les bienfaits de l’IRM (imagerie par résonance magnétique) En parallèle, les chercheurs tentent d’agir sur d’autres neurotransmetteurs que la sérotonine. Sur le glutamate, par exemple, la principale substance excitatrice du cerveau. Les produits qui bloquent certains de ses récepteurs (appelés NMDA), semblent efficaces contre la dépression. Mais comme le glutamate régule énormément de fonctions cérébrales, ces nouveaux produits pourraient avoir des effets secondaires redoutables. La dopamine est une autre piste. C’est elle qui active le système de récompense du cerveau et provoque la sensation de plaisir, qui fait justement défaut durant la dépression. Mais ‘‘jouer’’ avec la dopamine n’est pas sans danger : le risque est grand de concevoir une nouvelle drogue dont le malade sera dépendant. Reste que la piste chimique n’est pas la seule explorée. Les ondes électromagnétiques sont également envisagées. En particulier la stimulation magnétique transcrânienne (SMT) qui consiste à envoyer, via une bobine métallique en forme de 8 placée près du crâne, de fortes impulsions magnétiques (1 tesla) dans le cerveau. Elles y créent, par induction, des courants électriques qui, selon la fréquence des impulsions, activent les neurones ou bloquent au contraire l’activité dans la région choisie du cerveau. Et ce, pendant plusieurs dizaines de minutes. La technique, dont le principe date de 1985, était à l’origine conçue pour faire de la recherche sur le fonctionnement du système nerveux. Mais elle permet aussi de stimuler des zones cérébrales qui sont sous-employées chez les personnes dépressives, comme le cortex préfrontal. Depuis 1996, des études suggèrent que la SMT pourrait soigner les dépressions, et ce avec de faibles effets secondaires, selon l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (AET-MIS) au Québec. Le Canada l’autorise d’ailleurs depuis 2001, à titre expérimental, pour traiter les dépressifs majeurs. Un peu plus au sud, au Mc Lean Hospital de Belmont (Massachusetts, Etats-Unis), les médecins expérimentent d’autres rayonnements magnétiques, ceux de l’imagerie à résonance magnétique (IRM), traditionnellement utilisés pour faire de l’imagerie médicale. De fait, les neurologues de l’hôpital se sont aperçus que certains patients paraissaient de meilleure humeur après une IRM. Ils ont voulu en avoir le cœur net. Bonne pioche : leur étude, publiée en janvier 2004, montre que sur trente patients souffrant de dépression bipolaire, les champs magnétiques oscillants d’un appareil IRM ont amélioré l’humeur de vingt trois d’entre eux. Mieux l’effet bénéfique persisterait de plusieurs heures à plusieurs jours. Par quels mécanismes ? Cela reste à élucider. Mais l’intérêt majeur de cette technique est l’absence d’effets secondaires car les champs magnétiques sont très faibles (de 100 à 1000 fois inférieurs de la SMT). Des méthodes particulièrement douces qui, si les espoirs placés en elles se confirment, pourraient reléguer les électrochocs aux oubliettes.
Appareil permettant d’effectuer une image par résonance magnétique g) Les vices et les vertus du Millepertuis ‘‘Herbes aux fées’’, de la Saint Jean ou ‘‘chasse-diable’’, le millepertuis (Hypericum perforatum) a autant inspiré les poètes que les médecins. On l’utilise depuis plus de 2000 ans comme plante médicinale. Mais il aurait aussi une action antidépressive, en stimulant le système nerveux. Selon une étude de l’université de Munich (Allemagne, 1996), il serait aussi efficace que les antidépresseurs sur les dépressions légères ou modérées. Résultat : aux Etats-Unis, sa consommation a plus que centuplé ces dernières années et il serait l’un des antidépresseurs les plus utilisés en Allemagne. En France, pourtant, il est accusé d’interagir avec les immunodépresseurs, les contraceptifs oraux, les anticoagulants, les antiviraux, et les antidépresseurs ISRS (risques de thrombose ou d’insuffisance hépatique). L’Afssaps (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) recommande donc une utilisation sous contrôle médical, sans association avec un autre traitement et met en garde contre une brusque interruption de sa consommation.
Le millepertuis
La boîte à outils du psychiatre s’est enrichie depuis quelques années d’un appareil qu’on pourrait qualifier de ‘‘pacemaker cérébral’’. Son principe ? Stimuler, au niveau du cou, une longue fibre nerveuse appelée ‘‘nerf vague gauche’’. Il descend dans le thorax pour réguler le travail du cœur et de l’intestin. Mais il est également relié, dans le cerveau, à différentes régions, dont certaines activent la libération de sérotonine et de norépinéphrine. Un petit pacemaker, implanté dans la poitrine, côté gauche est connecté à des électrodes elles aussi implantées autour du nerf vague gauche, qui excitent ce nerf à intervalle régulier. Dans les années 80, des chercheurs américains s’étaient aperçus que de telles stimulations pouvaient prévenir des crises d’épilepsie. Depuis, l’appareil est utilisé dans ce but. Or, une étude réalisée en 2000 sur trente patients dépressifs a montré qu’il atténuait aussi les symptômes dépressifs chez 40% d’entre eux, pendant la durée de suivi qui était de quatre à neuf mois. La technique pour l’instant, reste bien sûr expérimentale. Mais en modulant la fréquence des excitations, elle pourrait être utilisée, à terme, pour soigner d’autres troubles mentaux comme l’anxiété.
Localisation d’un stimulateur cardiaque Conclusion : le rire aurait donc différentes vertus sur l’organisme, mais aussi, il peut être utilisé comme thérapie, la gélothérapie ou zygomathérapie, elles permettraient le relaxation et pourraient atténuer les symptômes dépressifs. La dépression est quant à elle une maladie complexe on peut en effet la soignée de plusieurs manières, mais elles ne sont pas toutes efficaces et sont loin de proposer un résultat positif à 100 %. La dépression est donc néfaste pour l’organisme, à l’inverse du rire. Le rire et la dépression
paraissent et seraient donc bien opposés dans un premier temps.
Mais n’existerait-il pas une maladie ou un comportement qui allierait
le rire et symptômes dépressifs ?
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